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La notion Ultra HD est l’objet d’un encadrement plus stricte

10 juillet 2014

La CEA (Consumer Electronics Association), qui produit le CES et influence le marché mondial de l’électronique grand public, a publié il y a deux semaines une nouvelle version des directives pour téléviseurs et autres diffuseurs Ultra HD. Le document intitulé « Ultra High-Definition Display Characteristics v2 » encadre plus strictement les caractéristiques de base des équipements restituant de l’ultra haute définition.

Voici les caractéristiques de l’Ultra HD :

  • Définition d’affichage : au moins 3840 x 2160 pixels
  • Ratio d’aspect : 16:9 ou plus panoramique (le ratio 21:9 en particulier est donc valable)
  • Colorimétrie : prise en charge de l’espace colorimétrique ITU-R BT.709, le même que les téléviseurs HD, les espaces plus larges sont à la discrétion des fabricants
  • Profondeur des couleurs : 8 bits
  • Entrées : au moins une entrée HDMI prenant en charge l’Ultra HD en 24, 30 et 60p, et au moins une compatible avec le nouveau protocole de protection HDCP 2.2. Ce qui se traduit, de fait, par une entrée HDMI 2.0. Le HDMI 1.4 permet effectivement de transmettre de l’Ultra HD à 60 i/s, en recourant au sous-échantillonnage des couleurs, mais il n’est pas compatible avec le HDCP 2.2.
  • Upscale : le diffuseur doit pouvoir restituer du contenu HD en Ultra HD
  • Un label Connected Ultra HD inefficace

La CEA considère par ailleurs que les services en ligne seront les premiers à diffuser des contenus Ultra HD. Elle a donc prévu des caractéristiques « Connected Ultra HD » complémentaires.

Les diffuseurs concernés devront pouvoir se connecter à Internet via Wi-Fi, Ethernet ou autre, ils devront pouvoir accéder à au moins un service de vidéo à la demande, décoder la vidéo HEVC (au moins main profile, main tier et level 5) et prendre en charge l’audio multicanal.

Cette fois l’organisation est si tolérante que ce label « Ultra HD connecté » ne rendra pas franchement service au consommateur. Il ne dispensera pas d’examiner les fiches techniques pour déterminer quels modèles conviennent à ses besoins, ce qui est pourtant l’essence de tels labels. Un téléviseur intégrant YouTube et un autre intégrant Netflix pourraient effectivement bénéficier du label, mais ils ne rendront pas du tout les mêmes services.

Quoi qu’il en soit ces directives prendront effet en septembre 2014. Elles n’auront aucun caractère obligatoire mais seront certainement respectées par la majorité des fabricants de téléviseurs car elles seront recherchées par les consommateurs.

Elles sont en outre parfaitement compatibles avec les directives de DigitalEurope. Les deux organisations préparent d’ailleurs des logos qui faciliteront l’identification de téléviseurs Ultra HD pérennes, comme les logos HDTV du temps de l’ère HD.

La CEA a enfin confirmé qu’il faudrait bien parler d’Ultra HD. L’organisation laisse la notion de 4K tout court au domaine du cinéma, dans lequel les spécifications établies par l’initiative DCI définissent une autre définition (de 4096 x 2160 pixels). Pour autant, les fabricants pourront continuer à mentionner la 4K en conjonction à la notion d’Ultra HD, et présenter un téléviseur comme étant un modèle « Ultra HD 4K » par exemple.

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