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60% des mobiles infectés par un malware sont sous Android

14 septembre 2014

En matière de virus, Android est au mobile ce que Windows est aux ordinateurs. Les logiciels malveillants progressent et le dernier rapport de Kindsight Security Labs, une compagnie d’Alcatel-Lucent, explique que l’OS mobile de Google est la cible privilégiée. À ce titre, 60% des mobiles touchés sont apparemment sous Android, contre 1% pour les appareils Windows Mobile, iPhone, BlackBerry et Symbian. Qu’on se rassure pour les 15 millions d’appareils infectés, la plupart des malwares ne sont pas trop sophistiqués. Les spywares, logiciels espions capables de gérer vos appels, messages, données et navigation ne sont pas les plus répandus, en revanche ils se développent. Au cours du premier semestre 2014, les chercheurs ont noté une hausse 17% du piratage mobile. Quelques menaces sur Android sont pointées du doigt dans le rapport de Kindsight Security Labs :
- Coogos.A !tr : un cheval de Troie pour mobile. Il communique à un serveur distant le numéro IMEI de l’appareil ainsi que son IMSI (International Mobile Subscriber Identity). Ce Malware a par le passé été distribué comme fond d’écran actif, mais une nouvelle version contenue dans un jeu circule désormais. Ce programme a été responsable de nombreuses infections en début d’année.
- Uapush.À : un autre cheval de Troie qui envoie des SMS et vole des informations contenues dans l’appareil. Ce malware avait ralenti, mais depuis juillet ce dernier a fait un bond en avant.
- SMSTracker : une application spyphone qui espionne vos données et permet une surveillance des communications à distance. Le pirate suit l’activité téléphonique du mobile, les SMS, MMS, l’historique du navigateur web et les données GPS. Ce programme est également connu sous le nom Android.Monitor.Gizmo.A.
- NotCompatible : un bot Android qui utilise le téléphone infecté pour fournir un proxy anonyme de navigation web. Ce programme peut utiliser beaucoup bande passante. La détection de ce dernier remonte à octobre 2013 et son activité a baissé depuis.

Malgré l’existence de tels programmes, la bonne nouvelle pour l’instant reste que la « qualité » des malwares est encore loin derrière celle des virus présents sur PC. Les programmes mobiles sont pour la plupart primitifs et ne se cachent pas. Pour infecter un appareil, les vecteurs d’attaque sont limités. L’utilisateur doit installer l’application en question.

Cependant les experts en sécurité déclarent qu’iOS est de plus en plus visé. Sans non plus tomber dans la paranoïa, les analystes recommandent évidemment d’utiliser un antivirus ou antimalware sur son mobile.

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